Sans-abris et pandémie, la plupart des villes canadiennes font face aux deux crises : étude

Déc 14, 2020 | actualités inclusion sociale

Un nouveau rapport examinant la façon dont 12 grandes villes canadiennes ont fait face à la double crise de la COVID-19 et de l’itinérance conclut à des gains et des gaffes dans la gestion des collectivités sans logement. L’auteur avance que pour consolider les gains, le gouvernement fédéral devra accroître le financement permanent pour maintenir et améliorer les changements. 

« Partout au Canada, les personnes qui s’occupent de l’itinérance ont travaillé fort pour améliorer les mesures de distanciation physique pendant la pandémie. Du financement fédéral soutenu les aiderait à maintenir cette ʺnouvelle normalitéʺ et à trouver des logements plus permanents et abordables aux personnes sans abri. »

C’est la conclusion d’une nouvelle étude commandée par la Calgary Homeless Foundation qui traite de la crise des personnes sans abri pendant la pandémie. Le chercheur Nick Falvo a analysé la situation de 12 agglomérations canadiennes, de Vancouver à St. John’s T.-N.-L. et des grandes villes entre les deux.

Falvo rapporte que certaines actions gouvernementales liées à la population sans abri ont peut-être amélioré le sort de beaucoup d’entre eux depuis le début de la pandémie, mais il craint que le soutien disparaisse avec le virus. 

« Aucune augmentation permanente du financement fédéral pour l’itinérance n’a été annoncée depuis le début de la pandémie », écrit M. Falvo. « Une amélioration du financement permanent pourrait : aider les responsables locaux à maintenir les gains dans la distanciation physique; aider davantage les gens qui dorment en refuges d’urgence ou sous la tente à migrer vers des logements permanents; aider à payer les coûts de la désinfection et ceux du personnel associé dans cette ʺnouvelle normalité ˮ décrite plus tôt. »

Parmi les constats positifs du rapport, on note que « … les réseaux de coopération se sont généralement améliorés au cours de cette crise, en particulier chez le personnel en santé. Cependant, il n’est pas rare d’entendre les responsables locaux exprimer leur frustration à l’égard des dirigeants d’établissements correctionnels des alentours qui libèrent des détenus sans plan pour se loger et sans contacter les organisations impliquées dans l’itinérance pour coordonner leur transition vers un refuge d’urgence. 

« Partout au Canada, un nombre étonnamment élevé de nouveaux espaces, créés pour les personnes sans abri, restent ouverts ou sont relocalisés. Autrement dit, les mesures de distanciation physique mises en place pendant la pandémie semblent très bien implantées et pour de bon. Toutefois, la forme de cette ʺnouvelle normalitéʺ varie d’une ville à l’autre. »

Toronto, Montréal, Calgary, Edmonton, Ottawa, Winnipeg, Québec, Hamilton, Regina et Saskatoon sont les dix autres villes étudiées par Falco.

Des principales recommandations du rapport, on retient : « Un engagement collectif face à la nouvelle normalité dans le secteur de l’itinérance au Canada », une meilleure coopération entre les paliers de gouvernement et « un soutien accru à la Prestation canadienne relative au logement ». 

Pour télécharger le rapport de 54 pages, visitez le site Web de la Calgary Housing Foundation.

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