Le logement communautaire, une défense contre les changements climatiques
Notre écosystème est en état de choc.

Réchauffement climatique, tempêtes extrêmes, canicules, inondations, fontes des glaciers, diminution de la biodiversité, épuisement des sols et de la mer, les signes ne manquent pas pour nous faire comprendre que la nature est de plus en plus en crise. Le Centre de transformation du logement communautaire rejoint le consensus scientifique sur la question et reconnaît que l’action humaine est largement responsable de ces bouleversements.

Les avancées technologiques des deux derniers siècles ont permis d’accélérer le rythme et l’ampleur de l’accaparement des ressources terrestre en faveur de notre espèce.

Jusqu’à aujourd’hui, collectivement, nous avons choisi d’ignorer les conséquences de nos actions sur la faune, la flore, le climat, l’atmosphère et la Terre, mais ce choix n’est plus possible.

Si nous ne décidons pas de davantage respecter la nature, celle-ci pourrait bien décider de nous punir et de nous ramener à l’ordre de manière si extrême que bien des générations à venir se souviendront de nous avec mépris, colère et amertume en considérant l’égoïsme, l’arrogance et la légèreté avec laquelle nous aurons négligé les signes avant-coureurs de la catastrophe qu’ils subiront à cause de nous.

L’habitation contribue largement au bilan environnemental négatif de l’humanité.

La construction de nos maisons se fait généralement sans véritable considération pour l’écosystème local ; les matériaux utilisés sont de moins en moins durables ; les techniques de construction privilégient la rapidité d’exécution aux dépens de la pérennité d’usage ; l’ingénierie s’intéresse bien plus à l’idée de réduire les coûts initiaux plutôt que les dépenses d’exploitation ; l’architecture tient peu compte du contexte climatique et encourage des aménagements qui favorisent l’individualisme et néglige la convivialité communautaire ; l’urbanisme dominant impose une organisation territoriale qui requiert d’énormes dépenses récurrentes (en temps, en argent, en énergie) pour accomplir nos obligations productives, sanitaires, sociales et culturelle plutôt que d’encourager la mixité d’usage et de fonction ; les autorités adoptent une attitude de laissez-faire et d’accaparement individuel dans l’organisation des services tels que le chauffage, l’aqueduc, les égouts, la collecte des ordures, l’énergie, le lotissement et l’aménagement des terrains.

Autant de dossiers où il est possible, et donc nécessaire, d’agir.

Outre leurs impacts environnementaux catastrophiques, deux caractéristiques communes lient l’ensemble des problèmes énuméré plus haut. D’abord une approche marquée par une vision à court terme qui privilégie la facilité immédiate aux dépens d’une efficacité à long terme. Ensuite, l’absence de considérations collective dans l’appropriation d’un bien (la Terre) par un individu sans égard aux conséquences, financières, sociales ou environnementales de ses gestes sur ses pairs et leurs environnements.

Le Centre croit fermement que le logement communautaire peut et doit être un leader dans l’expérimentation et la mise en place de nouvelles normes, méthodes et approches afin de diminuer la pression sur la planète.

Cette croyance est basée sur le fait que les fondements du logement communautaire correspondent à ceux d’une approche écologique. Une telle approche est caractérisée, à nos yeux, par trois traits fort positifs.

On peut penser ici à l’utilisation rationnelle des ressources à travers le partage d’espaces, d’équipement et de services. En soi, ce partage a comme conséquence de diminuer l’empreinte environnementale individuelle des habitants d’un lieu donné, et ce, sans diminuer la satisfaction associée à son usage. Par exemple, un système de chauffage centralisé est généralement plus efficace qu’une série de systèmes individuels.

La volonté d’intervenir de manière à favoriser les intérêts du plus grand nombre à court, moyen et long terme est aussi un signe distinctif du logement communautaire. Cette vision permet de prendre en considération d’autres éléments que le rendement financier individuel à court terme, qui avantage toute la communauté et l’environnement. Par exemple, des projets de logement communautaire peuvent choisir de densifier l’espace d’habitation afin de conserver une partie du terrain à l’état naturelle plutôt que de lotir tout le terrain au bénéfice individuel de chaque propriétaire, mais aux dépens de l’écosystème local.

Mais l’aspect environnemental probablement le plus fort qui soit intrinsèque au logement communautaire c’est son caractère non spéculatif. Au bout du compte, en immobilier comme dans tous les domaines, un propriétaire privé cherche normalement à retirer le plus grand profit possible de son investissement. C’est pourquoi les développeurs privés de logement locatif cherchent à faire les investissements les plus modestes possibles en espérant revendre au plus haut prix possible. Dans cet esprit, le choix de matériaux et la qualité des techniques de construction n’ont que très peu d’importance, car la revente n’est que marginalement influencée par ces éléments et bien davantage par la hausse possible des loyers et par le potentiel de réaménagement du site à des fins socialement moins pertinentes. Nous avons tous été témoins de tels choix et de leurs conséquences néfastes au plan environnemental (destruction de matériaux, de terrains, d’infrastructure) et social (éviction de locataires, débalancement de l’offre de services publique tel qu’écoles, clinques, parcs, etc.).

La structure décisionnelle ouverte et participative du logement communautaire, son intégration dans le tissu social, sa capacité d’apprécier le rendement social et environnemental d’un investissement en fait une approche qui s’inscrit plus harmonieusement dans une démarche marquée au coin de l’intelligence écologique.

En conséquence le Centre se donne comme objectif :

  • D’aider les fournisseurs de logements à réduire leur empreinte environnementale ;
  • D’aider les locataires et les membres à réduire leur empreinte environnementale ;
  • De promouvoir l’utilisation d’outils existants et encourager l’adoption de pratiques exemplaires.
Des accompagnateurs pour aider les fournisseurs de logements à économiser de l’énergie et de l’argent

Des accompagnateurs pour aider les fournisseurs de logements à économiser de l’énergie et de l’argent

Alors que nous savons désormais que le logement joue un rôle important dans les émissions de carbone, de nombreux fournisseurs de logements communautaires ne savent pas quelles mesures prendre pour inverser la tendance. Préoccupés par la hausse des prix de l’énergie et des coûts de rénovation, les groupes se tournent vers les accompagnateurs régionaux en énergie du Centre pour obtenir une expertise précieuse et gratuite.

Des idées de projets bons pour l’environnement (et admissibles aux subventions du Centre!)

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La construction et le fonctionnement des bâtiments sont responsables d’une grande partie des émissions de carbone à l’échelle mondiale. Vous êtes-vous déjà demandé comment vous pouvez faire votre part pour rendre le logement plus vert? Voici quelques idées, qui sont admissibles à une subvention du Centre, et qui peuvent vous aider à vous mettre en marche.

Faciliter le chemin de la collaboration pour les Autochtones

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Les Autochtones sont souvent les premiers à ressentir les effets des changements climatiques. La crise écologique a des impacts très concrets sur la vie quotidienne des communautés nordiques au Canada, allant de la perturbation des routines traditionnelles de chasse et de pêche aux routes de glace dont les saisons se raccourcissent. Comme l’habitation est une importante source de consommation d’énergie, la Indigenous Clean Energy (ICE) Social Enterprise cherche à partager des approches innovantes dans le domaine au sein des communautés autochtones et du secteur du logement communautaire dans son ensemble.

Le Centre et les municipalités unissent leurs efforts pour des logements abordables « plus verts »

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Avec l’initiative Logement abordable durable, ce sont 300 millions de dollars que la Fédération canadienne des municipalités (FCM) met à la disposition du secteur afin d’encourager les rénovations ou les constructions écoénergétiques : elle souhaite ainsi compenser les coûts additionnels souvent générés par les mesures écoresponsables.

Projets financés

Découvrez des projets transformateurs en lien avec la réduction de l’empreinte environnementale du secteur.

Projets locaux

Fonds de transformation du secteur

Bonifiez la quantité et la qualité des services offerts à vos locataires et votre communauté.

Projets d'impact sectoriel

Fonds de transformation du secteur

Améliorez l’offre de services aux promoteurs de logements communautaires à l’échelle de votre région, province ou pays.

Fonds d'initiative d’aide communautaire aux locataires

Favorisez la participation des locataires dans les décisions qui les concernent.

Devenir Réviseur.e.s bénévoles

Faire partie de la vague de transformation des pratiques du logement communautaire

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