Éditorial: Célébrer le travail des peuples autochtones

par | Juin 1, 2021 | actualités autochtones, actualités éditorial

Si vous suivez nos activités depuis un moment déjà, vous savez que la réconciliation avec les peuples autochtones fait partie de nos axes prioritaires. Nous croyons qu’il est très important de soutenir les acteurs du logement communautaire par et pour les Autochtones. D’ailleurs, certains textes que nous avons mis en lumière dans cette infolettre (archives ici) racontent justement les histoires de ces projets transformateurs pour plusieurs communautés.

Depuis le début de nos activités à l’automne 2019, nous avons financé 21 projets (déjà terminés ou en cours) menés par des fournisseurs de logements autochtones partout au pays, pour un total d’un peu plus de 1,3 million de dollars de subventions. Avancer ces chiffres aujourd’hui permet de rendre plus concrètes les démarches de transformation qui ont été amorcées par plusieurs organisations de différentes Nations.

Par exemple, un de ces projets visait à aider la Mamele’awt Qweesome Housing Society de Mission, en Colombie-Britannique, dans sa planification stratégique. Un autre a permis à la Native Inter-Tribal Housing Co-op d’effectuer une étude de faisabilité nécessaire pour mieux évaluer sa situation et ses besoins pour qu’elle demeure viable et puisse regarder vers l’avenir. Un troisième exemple a contribué à faire en sorte que des mères autochtones monoparentales en Ontario ont pu avoir accès à des services qui leur conviennent, grâce à un programme de la Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres.

Ce mois-ci, nous profitons de l’infolettre pour souligner la Journée nationale des peuples autochtones, qui se déroule le jour du solstice d’été, le 21 juin. Cela fait 25 ans cette année que cette journée est soulignée au pays. Juin est aussi le Mois national de l’histoire autochtone. Pour célébrer, nous voulons lever notre chapeau aux organisations autochtones qui nous ont fait confiance pour les aider à mener leurs projets.

Pour cette occasion, nous avons aussi demandé à quelques-uns des responsables de projets par et pour les Autochtones que nous avons subventionnés de nous dire ce que cette journée signifiait pour eux.

Pour Jason Snaggs, le directeur général de la YKDFN (Yellowknife Dene First Nation), cette journée est une « reconnaissance des peuples autochtones, de leurs droits, de leur[s] traité[s], de leur territoire et de leur esprit ».

Pour Darlene Bellerose, coordonnatrice à la Native Inter-Tribal Housing Co-operative de London, en Ontario, la Journée nationale des peuples autochtones existe pour « célébrer la résilience des Nations et des personnes autochtones, malgré tous les efforts qui ont été faits pour [nous] éradiquer, [nous] décimer et [nous] assimiler. Les Autochtones, leurs traditions, leur culture et leur esprit triomphent — nous continuons ».

Aussi, pour souligner la journée, Jason Snaggs suggère aussi de lire la documentation en lien avec la Commission de vérité et réconciliation du Canada, de lire la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et de participer à des célébrations et à des activités culturelles autochtones afin de souligner le 21 juin.

Nous souhaitons que le mois de juin et que la journée du 21 juin soient un moment de reconnaissance et d’appréciation des peuples autochtones de façon globale, et plus spécifiquement du travail qu’ils font dans le secteur du logement communautaire, alors que la discrimination systémique, dont les racines sont profondes, continue d’avoir des effets sur tant de membres de différentes communautés.

Nous sommes heureux de pouvoir vous aider.

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Bien que notre objectif aujourd’hui est de célébrer les réalisations sociales, culturelles et politiques des Peuples autochtones partout au pays et dans le monde, nous sommes conscients que nous le faisons alors que l’ombre de l’histoire funeste du colonialisme plane toujours. Le Centre offre ses condoléances les plus sincères à la Première nation Tk’emlúps te Secwépemc à la suite de la découverte des dépouilles de 215 enfants sur le site de l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique. Cela nous rappelle une fois de plus que notre passé n’est jamais bien loin, et que ses effets seront ressentis encore pour des générations — et que des enfants, qui auraient dû jouer, s’épanouir et avoir à leur tour leurs propres familles ont été abandonnés dans des tombes anonymes partout au pays.

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Ce texte fait partie de l’infolettre InfoCentre du mois de juin. Pour vous abonner à notre infolettre mensuelle, cliquez ici.

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